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Nos Luttes

La grave détérioration des conditions de vie des classes laborieuses en Haïti, tant dans le cadre de la domination qu'elles subissent directement que dans celui de la dégradation générale, est une dure réalité qui ne cesse d'augmenter. Après trois années de coup d'Etat-embargo au cours desquelles les puissances impérialistes ont littéralement tenté d'étouffer les masses populaires, ceux-là même qui avaient orchestré le coup d'Et et infligé l'embargo débarquaient pour directement occuper le pays. La situation se détériorait encore davantage.

En dépit de l'ajustement du salaire minimum de 15 à 36 gourdes en 1995, les conditions de vie de la classe ouvrière n'ont pas cessé d'empirer: en termes réels, le salaire diminuait de moitié et continue à baisser aujourd'hui. Pis, cet ajustement a été grandement fictif pour un grand nombre d'ouvriers. Ainsi l'exploitation va s'accroissant dans tous les lieux de production, sans exception.

Pour assurer cette situation, un climat de répression permanente est maintenue. L'ambiance carcérale des usines a été renforcée: la nouvelle force de police, scrupuleusement organisée et équipée jusqu'aux dents pour garantir toujours davantage l'exploitation, fonctionne de plus en plus systématiquement...

Parallèlement, si le pouvoir Lavalas a grandement démobilisé l'élan de lutte manifesté par les masses populaires durant la dernière décennie, son éclatement actuel est visible à l'oeil nu.

Une nouvelle conscience se construit.

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