Batay Ouvriye Banner
Dossiers du Jour
Qui Nous Sommes
Positions
Photos
Nouvelles Lakay Nouvelles Monde
Solidarité
Accueil
Ecrivez-nous
Notre Bulletin

La grave détérioration des conditions de vie des classes laborieuses en Haïti, tant dans le cadre de la domination qu'elles subissent directement que dans celui de la dégradation générale, est une dure réalité qui ne cesse d'augmenter. Après le coup d'Etat-embargo au cours desquelles les puissances impérialistes ont littéralement tenté d'étouffer les masses populaires, ceux-là même qui avaient orchestré le coup d'Etat et infligé l'embargo débarquaient pour directement occuper le pays. Cette situation de tutelle se prolonge maintenant, avec des variations de forme, depuis près d'une décennie et contribue à la non-résolution des graves conditions de vie du peuple haïtien.

En dépit des divers ajustements du salaire minimum (de 15 à 36 gourdes en 1995 et de 36 à 70 gourdes en 2003 - US$1.60 - VOIR DÉCRET LE MONITEUR, Avril 2003), les conditions de travail de la classe ouvrière n'ont pas cessé d'empirer: en termes réels, le salaire a diminué de moitié et continue à baisser aujourd'hui. Pis, ces ajustements sont longtemps restés fictif pour de nombreux d'ouvriers, jusqu'à ce qu'ils soient contre-balancés par les taux d'inflation et de dévaluation de la monnaie locale. Ainsi l'exploitation va s'accroissant dans tous les lieux de production, sans exception.

Le climat de répression et de terreur permanente participe au renforcement de cette situation. L'ambiance carcérale des usines est de plus en plus corsée: les troupes d'occupation et la force de police, scrupuleusement organisée et équipée jusqu'aux dents pour garantir toujours davantage l'exploitation, fonctionnent de plus en plus systématiquement...

Parallèlement, si le pouvoir Lavalas avait grandement démobilisé l'élan de lutte manifesté par les masses populaires à partir de 1986, le retour en force des classes dominantes les plus réactionnaires en 2004 constitue un nouveau défi pour les travailleurs et progressistes haïtiens. A partir de la nouvelle conscience construite, nous devons et pouvons construire une véritable alternative populaire.


BATAY OUVRIYE À LA RENCONTRE DES TRAVAILLEURS LATINOAMERICAINS ET CARAIBES

Du 7 au 8 juillet 2008

Aved CONLUTAS du Brazil, CCURA (Corrente, Classista, Unitária, Revolucionária e Autônoma) de Venezuela, TCC (Tendencia Clasista y Combativa) d'Uruguay, COB (Central Obrera de Bolivia) et la MECOSI (Mesa Coordenadora Sindical du Paraguai).


Lisez nos DOSSIERS (en haut, à gauche) pour découvrir nos dernières luttes et comment y contribuer solidairement:

Notre section POSITIONS a été renouvelée! Lisez-y les documents suivants: 

A la page SOLIDARITÉ, vous trouverez des connections vers d'autres camarades engagés dans ces mêmes luttes.

BATAY OUVRIYE (Bataille Ouvrière) est un mouvement haïtien de lutte ouvrière qui permet aux membres de cette classe de participer aux luttes démocratiques de ce pays. Il s'oppose nettement à la collaboration de classe avec les exploiteurs et leur appareil de domination - l'Etat - et se solidarise avec l'ensemble des couches dominées et exploitées de ce pays, ainsi qu'internationalement , en participant à leur travail d'organisation et de lutte.

Notre combat continue, par ailleurs:

- contre les zones franches et les conditions d'exploitation extrême dans les usines de soustraitance

- contre le métayage et formes de production archaïques prévalant à travers les campagnes.

- pour l'instauration de conditions de travail et de vie dignes de toute personne humaine dans le cadre d'une société participative déterminée par la justice sociale et l'accès universel aux biens et services du monde actuel.

BATAY OUVRIYE salue le courage et la constance de nos camarades du Haïti Support Group (Angleterre), de Réseau-Solidarité Peuples Solidaires (France), du Batay Ouvriye Solidarity Network (New York) et de Grassroots Haiti.

"Voici le pays que les technocrates veulent nous forcer à avaler!

Ce pays-là, on n'en veut PAS!"Ty, we dot want

Batay Ouvriye 2004