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DOSSIER CISL: Monde Syndical (8 pages) - portrait vidéo (4 minutes), "ZFE - République dominicaine et Haïti: Grupo M épinglé" 24/11/2005

Ce dossier dévoile la réalité de l’exploitation et de la répression anti-syndicale dans les zones franches d’exportation dominicaines et haïtiennes, où plusieurs des plus grandes marques internationales font fabriquer leurs vêtements.

Pour trouver une parade à la concurrence débridée sur le marché textile international, Chine en tête, les industriels dominicains cherchent maintenant à délocaliser une partie de leur production sur le territoire haïtien voisin… pour la seule raison que la main-d’œuvre y est encore moins chère. Mais malgré la misère profonde qui les accable, des travailleurs et travailleuses haïtiens sont pourtant parvenus à mener une lutte exemplaire contre les tactiques anti-syndicale du géant de la confection Grupo M, avec lequel ils sont sur le point de signer la toute première convention collective de la zone franche de Ouanaminthe.

Comment la mobilisation locale coordonnée avec la solidarité internationale peut-elle faire la différence pour faire reculer l’exploitation?

Reportage, témoignages et analyse dans ce Dossier.
Télécharger ce fichier ("pdf") Grupo M épinglé

Visionner le portrait vidéo intitulé « l’espoir de Georges », qui pour un salaire de survie de 15 euros par semaine, coud des ourlets de jeans Levis’, et qui lance un appel aux consommateurs de jeans dans le monde entier.

Lire l’interview de Yannick Etienne (E.S.P.M.BO -Haïti):

« La solidarité internationale a sans cesse suivi les demandes des ouvriers»

NOUVELLES DE LUTTES

  • A BAS LA RÉPRESSION SYNDICALE À LA BRASSERIE LA COURONNE, BRANCHE NORD!
Dès l’année 2001, Batay Ouvriye avait publié un document expliquant comment « les gazeuses ‘grands-mangeurs’ de la Brasserie la Couronne sont douces, mais travailler à la Brasserie la Couronne est amer !!! ». Les ouvriers de cette boîte appartenant à Raymond Jaar dénonçaient les faits suivants: qu’ils étaient très mal payés, que les conditions de travail étaient infernales, que la direction n’écoutait pas les revendications, que les révocations arbitraires résultaient en une absence de sécurité d’emploi doublée de répression syndicale. Nous terminions en démontrant comment « la boisson ‘grands-mangeur’ est bonne, elle est agréable mais la fabriquer, c’est l’enfer ! » . En 2005, à nouveau, nous élevions haut la voix pour dénoncer les actions arbitraires et illégales commises par la direction de la Brasserie la Couronne. Cette fois ci, c’est dans le Nord que ça se passe.... Enfin, cette année encore, en 2007, nous avons du dénoncer les licenciements anti-syndicaux dans cette entreprise.
  • EN 2005, DÉVASTATION DES TROUPES D'OCCUPATION AUX USINES LARCO ET ECEM, À DROUILLARD.
9 novembre 2005 - La semaine dernière, les forces militaires étrangères ont commis une nouvelle exaction. Des soldats jordaniens ont commencé par défoncer la barrière de la maison Larco où l’on prépare des boissons gazeuses; ils ont fait irruption dans l’usine; ils ont obligé les gens à se coucher à plat ventre, ils les ont battus et humiliés. Ils sont aussi rentrés dans l’usine ECEM, où ils ont reproduit les mêmes actes barbares. BATAY OUVRIYE ELEVE LA VOIX BIEN HAUT POUR DENONCER CE GENRE D’AGISSEMENT. ..
(LISEZ LA SUITE)
  • 2005: ALERTE! AUTOUR D'UN BAIN DE SANG SE PROFILANT À L'ARCAHAIE.
"Batay Ouvriye met la population en général et tous les camarades conséquents en particulier au courant d’un bain de sang qui se prépare à nouveau dans le pays. Cette fois ci, c’est à la cinquième section de l’Arcahaie que ce complot sanguinaire se trame.
En effet, après que l’ancien maire eut été limogé pour cause de tous les vols qu’il avait commis, un nouveau a été nommé : Wilbert Casséus, supposément pour rectifier la situation. Mais en réalité, c’était jeter de l’huile sur le feu ! ... ..." (LISEZ LA SUITE)

BULLETINS


  • BULLETIN DE NOUVELLES NO. 1, BATAY OUVRIYE (Juillet 2005)
Aujourd’hui, Batay Ouvriye met à la disposition du public un BULLETIN DE NOUVELLES. Dans l’objectif de faire connaître nos luttes, notre pratique. Mais, surtout, pour mettre le Camp du Peuple, national et international, au courant de nouvelles qui non seulement sont les siennes mais, en plus, constituent les données fondamentales de la situation profonde du pays : des nouvelles de la dynamique de la formation sociale haïtienne.
Voici donc le premier numéro. D’autres suivront. Pour nous offrir de connaître et sentir notre réalité concrète. Et favoriser ainsi que se consolide notre propre CAMP, dans le but d’organiser NOTRE PROPRE FORCE et mieux porter notre propre POIDS dans la bataille.
(LISEZ LA SUITE)

POSITIONS


Durant toute l’année 2005 écoulée, les travailleurs et petits commerçants haïtiens en République Dominicaine ont subi les pires affres. Des milliers et des milliers de déportés, dans des conditions totalement illégales et inhumaines où le relent raciste perçait invariablement, des ressortissants dominicains à la peau noire étant parfois eux aussi du lot ! Des centaines et des centaines assassinés, brûlés vif, pourchassés et sommairement expulsés, à Santo Domingo, à Santiago, à Mao, à Barahona, à Higuey… Leur maison incendiées, leurs biens volés… jusqu’aux étudiants haïtiens dans ce pays voisin ont été molestés. Tout ceci aux yeux de la police et des autorités locales et en connaissance de celles centrales qui ne faisaient que nier les faits disant, au mieux, qu’il ne s’agissait que d’actes isolés. Le niveau du conflit allait cependant monter d’un cran quand le président dominicain lui-même envenimait la situation en lançant, se référant aux ressortissants haïtien, « è pa fuera que van ! (‘Haïtiens : dehors !’ ) ».... (LISEZ LA SUITE)

Du premier au quatre décembre 2005 eu lieu à la Havane, Cuba, le XVe congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM). A travers la Centrale des Travailleurs de Cuba (CTC), notre organisation, Batay Ouvriye, fut invité à participer en tant qu’observateur. Un document préparatif « d’Orientation Politique » avait été envoyé préalablement à tous pour commentaires, discussions et approbation au congrès. Un autre, informant « … sur la situation de la FSM et ses activités depuis le XIVe congrès » fut présenté et commenté à l’ouverture. Figurait également à l’agenda les élections du nouveau Conseil présidentiel.
Le 25 septembre 2005, à Batay Ouvriye, nous avons appris qu’au cours d’un supposé « tribunal » organisé par le courant Haïti-Progrès, International Action Center et Kakola (parmi d’autres) durant ce week-end, une présentation d’un journaliste/ étudiant d’histoire, Jeb Sprague, prétendait que notre organisation avait été un principal récipiendaire de fonds du gouvernement étasunien destinés à renverser le Président Jean-Bertrand Aristide. Selon Sprague, ces fonds du Centre de Solidarité de l’AFL-CIO, l’un des quatre principaux conduits des trois millions de dollars de tels projets ouvertement impérialistes, sont allés de Batay Ouvriye à un « sous-contractant », Socowa, transformant ainsi ce mouvement de travailleurs en « co-conspirateurs » inconscients d’une alliance fort peu sainte ourdie par le Département d’Etat.
Voici une allégation très grave pour laquelle, en partant, nous devons commencer par questionner le « chercheur » qui, pas une fois, n’a contacté notre organisation pour information. Nous n’avons pas été contactés non plus par le comité organisateur de ce « Tribunal ».
La production textile est une des branches les plus globalisées du capitalisme aujourd’hui. De fait, par son incapacité à s’informatiser ou même se mécaniser sérieusement, elle est obligée de rechercher constamment la main d’œuvre la moins chère possible pour se maintenir dans les taux de profits moyens généraux. Dans ce cadre, la délocalisation, d’abord affecte les usines à l’intérieur des Etats-Unis mêmes. Face à cette situation, divers responsable ouvriers, politiques ou même religieux se virent obligés non seulement de poser le problème clairement mais aussi de déplacer leurs organisations vers les pays dominés pour se solidariser avec les luttes ouvrières là, dans l’objectif de tenter d’établir un meilleur équilibre, dans leur propre intérêt... (LISEZ LA SUITE) Pendant que les autorités haïtiennes brillent comme toujours par leur absence face aux exactions que subissent nos compatriotes en République Dominicaine, ce sont des organisations progressistes dominicaines elles-mêmes qui, aux Etats-Unis, se mobilisent, conjointement avec des organisations de solidarité haïtiennes et internationales, face aux consulats, devant l’ONU… C’est cette coalition qui également nous informe sur le projet de Traité de Libre Échange pour l’Amérique Centrale et la République Dominicaine (CAFTA-DR) actuellement en passe d’être ratifié par le congrès américain. Ayant produit une traduction libre d’une des interventions du Grassroots Haiti Solidarity Committe sur le sujet, nous la retransmettons à la presse et à certaines listes électroniques, pour le public en générale. (LISEZ LA SUITE) Récemment, nous avons adopté une position d’observation concernant les agissements de ce gouvernement et de ses acolytes technocrates. Nous les étudions dans leur pagaille complète, leur incapacité chronique, leur corruption générale, leur lâcheté. Aujourd’hui, nous nous sentons obligés d’intervenir une fois de plus car : cela va trop loin !(LISEZ LA SUITE) Depuis un certain temps, et récemment de plus en plus, la violence de rue a atteint des sommets impensables. Les formes qu’elle assume s’assimilent de plus en plus à des actes carrément criminels. Certainement, ces formes NE SONT NULLEMENT DANS L’INTÉRÊT DES TRAVAILLEURS, NI DANS L’INTÉRÊT DES MASSES POPULAIRES EN GÉNÉRAL. Et elles peuvent même avoir des incidences négatives.Nous voulons cependant rappeler que nous avons toujours signalé que cette violence tire ses racines de la situation de violence structurelle subie par le peuple haïtien en général et les travailleurs en particulier, c’est-à-dire : l’exploitation débridée, la domination et les humiliations que lui font subir les exploiteurs quotidiennement, l’entraînant vers la misère que nous connaissons et les souffrances au fond de nos cœurs.

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