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DÉCLARATION DE LA COORDINATION DES TRAVAILLEURS DE L'ARCAHAIE - BATAY OUVRIYE SUR LES EVENEMENTS DU 18 DÉCEMBRE À L'ARCAHAIE

Le 18 décembre 2002, la COORDINATION DES TRAVAILLEURS D'ARCAHAIE – BATAY OUVRIYE et JUSTICE ET PAIX - ARCAHAIE avaient organisé un piquet devant le bureau de l'Etat Civil de cette ville pour poser divers problèmes, en particulier le problème des actes de naissance. Après ce piquet que les Lavalassiens sont venus tenter d'écraser, la Coordination des Travailleurs de l'Arcahaie perçoit la nécessité d'émettre la position suivante.

I. LES INFORMATIONS

Le 18 décembre 2002, la COORDINATION DES TRAVAILLEURS D'ARCAHAIE – BATAY OUVRIYE avec JUSTICE ET PAIX de l'ARCAHAIE avaient organisés un PIQUET devant le Bureau d'Etat Civil de la ville pour dénoncer diverses magouilles qui se faisaient au niveau des actes de naissance. C'était l'occasion de poser également certains autres problèmes qui, en particulier, rendent difficile l'existence des travailleurs. Dès les préparatifs du piquet, nous reçurent diverses sortes de menaces des lavalassiens pour empêcher sa tenue. Progressivement, ces menaces prenaient plus d'ampleur jusqu'à la veille de l'évènement où ils en sont arrivés à la phase concrète de préparation du blocage effectif du piquet. Ainsi, dans la soirée précédant la mobilisation, une réunion eu lieu chez l'un d'entre eux et de la nourriture fut distribuée afin de mieux attirer un nombre suffisant capable d'intervenir le lendemain et, ainsi, faire obstacle à la manifestation, bloquer et écraser le piquet.

Aux premières heures du jour choisi pour faire entendre notre voix, un commando armé alla bloquer les travailleurs qui sortaient des montagnes avoisinantes pour se rendre au lieu de rendez-vous. Se tenant à « La Digue Bobby », où tous les travailleurs devaient passer, les armes à la main, ils ne laissaient passer que les femmes. Au moment du piquet, un groupe d'hommes sortis de la Mairie, avec des armes blanches bien visibles, s'amena en criant « À bas la Convergence, Vive Aristide » . Malgré cette diversion délibérée, le piquet continua, grossissant normalement.

Voyant cela, ils se mirent alors à lancer des pierres et des bouteilles, tentant d'arracher nos pancartes pour les déchirer. Encore une fois, ces manoeuvres n'arrivaient pas à déranger notre manifestation. A ce moment, ils commencèrent à envoyer des coups de bois, des coups de fouet en nerf de boeuf (« rigoise »). Selon les informations que nous avons pu obtenir, cent dollars de tels fouets auraient été achetés pour réaliser cette opération.

GRACE À LA RÉSISTANCE DE TOUS LES PARTICIPANTS, LE PICKET NE PUT PAS ETRE ÉCRASÉ. Ainsi, durant un premier temps, les travailleurs opposèrent une résistance acharnée. Dans un deuxième temps, la police, se rendant compte qu'il s'agissait d'un affrontement sérieux, intervint. Rentrant en pourparlers avec les organisateurs, désarmant un certain nombre d'hommes de la Mairie, leur infligeant même le même supplice du fouet en nerf de boeuf et encadrant le piquet jusqu'à sa fin.

Malgré la violence des lavalassiens, le piquet arriva donc à tenir fermement et, ainsi, sommes-nous arrivés jusqu'à la lecture de la déclaration finale que nous devions présenter. Au cours du piquet, les actes de naissance se vendaient à 37 dollars (haïtiens – environs $US 5) et il apparaissait clairement que les bénéficiaires n'étaient nullement que les officiers.

II. COMMENT COMPRENDRE ?

Tel que nous l'avions dit au cours de la déclaration finale, LAVALAS ne peut pas tolérer aucune forme de mobilisation. Ce qui démontre leur grande faiblesse politique.

L'amalgame Lavalas/Convergence constitue l'une de leurs armes pour coincer tous ceux qui tentent de poser les vrais problèmes et qui refusent de suivre le chemin par lequel ils enfoncent le pays chaque jour davantage. De même que pour René Théodore , «quand on ne fait pas la grève, on fait partie de la Lavalas », de même, pour Lavalas, quand on n'est pas Lavalas, on est de la Convergence. On retrouve la même démarche. Ils ne voient pas plus loin que la pointe de leurs nez. Deux rivales, deux fesses dans le même pantalon déchiré. Les mêmes pourris.

  • Lavalas montre, une fois de plus, sa véritable nature : Anti-Populaire, Anti-Travailleur, en mettant dehors ses griffes face aux travailleurs.
  • Lavalas révèle combien il craint tout revendication sérieuse sur la Justice, aussi petite soit-elle.
  • Lavalas révèle comment elle est placée pour réprimer les travailleurs et défendre les magouilles à l'intérieur de l'Etat pouri.

Tenant compte qu'après ces évènements, dans une région dénommée « Devant barré », le Magistrat Sergo est allé applaudir ces agissements, en affirmant qu'on avait asséné de magnifiques coups de bâton aux membres des deux organisation, nous constatons le chemin chois et comment non seulement ils s'affirment à nu, à visage découvert, durant les évènements, mais surtout combien ils revendiquent leurs actes. C'EST TRÈS GRAVE !

III. NOUS DISONS

LA LUTTE DES TRAVAILLEURS, LEUR LUTTE POUR LA JUSTICE

a toujours existé et continuera à exister !

LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER !

RÉPRESSION ET INTIMIDATION NE POURRONT LES BLOQUER !

ET QUAND C'EST LES TRAVAILLEURS AVEC LES COMBATANTS CONSÉQUENTS QUI LA MENENT, FAISANT PARTIE DU MÊME CAMPS, LA SURVIE DE LA LUTTE EST ASSURÉE, INDÉPENDAMENT DES FLUCTUATIONS !

LES ACTES DE NAISSANCE, GRATUITEMENT, COMME L'EXIGE LE DÉCRET !

ÉLARGISSEMENT DU DÉCRÈT AUX AUTRES ACTES D'ÉTAT CIVIL !

À BAS LA RÉPRESSION ET LES ASSAUTS PHYSIQUES !

VIVE LA LUTTE DES MASSES POPULAIRES ! VIVE LA LUTTE DES TRAVAILLEURS !

4 janvier 2002

"La production bannanière peut et doit augmenter dans l'intérêt de la région, des travailleurs de la région!
LUTTONS pour cela. Les bananes de St. Domingue nous donnent des problèmes, NOUS POUVONS RÉSOUDRE CELA! Il n'y a pas deux solutions! Réflechissons emsemble! Organisons-nous! Avec une unité forte rentrons dans la lutte pour faire respecter nos droits. Défendons nos intérêts!!"
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