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L'AFFAIRE GUACIMAL

Le lundi 2 décembre 2002, les deux derniers détenus de Guacimal, les syndicalistes Urbain Garçon et Jéremie Dorvil, ont été libérés de leur emprisonnement arbitraire. Nous sommes heureux d'accueillir nos camarades une fois de plus parmi nous.

Cette mesure fait suite à notre mobilisation du vendredi 28 novembre quand nous nous sommes rendus en grand nombre au Tribunal de la Grande Rivière du Nord pour exiger du Commissaire Smith Bertrand et du Juge Maximé Jean Noël des explications concernant cette détention prolongée et leur demander la libération immédiate de nos camarades. Car au mois d'octobre écoulé, ces deux membres du corps judiciaire chargés du cas nous avaient promis une décision durant la première semaine de novembre, échéance du délai légal de trois mois pour obtenir un jugement (en comptant à partir du retour des prisonniers à laGrande Rivière du Nord). Pourtant il a fallu attendre un mois de plus et une mobilisation de plus sur le terrain pour enfin obtenir cette mesure qui s'imposait dès le départ. De nouvelles interventions solidaires au niveau international, en particulier celle de la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL), ont également été importantes pour atteindre cette résolution.

Rappelons que, des onze personnes abusivement incarcérés lors des évenements de Guacimal le 27 mai 2002, les deux journalistes, Alan Deshommes et Darwin Saint Julien avaient été libéré le 8 juin, et un deuxième groupe (Alexandre Tusson, Veuséus Sénat, Mme Edouard Dambreville, Mme Lucienne Jean, Yvon Louis Jeune, Destiné Décius et Alix Roland) plusieurs mois plus tard, soit le 20 août, à la suite d'un troisième picket organisé par Batay Ouvriye et les organisations solidaires. La détention prolongée des deux principaux syndicalistes du groupe représentait, comme nous le disions alors, un signe de "la consolidation de la politique de répression anti-syndicale du gouvernement et sa volonté à présent affirmée de soumission complète aux diktats de la bourgeoisie nationale et internationale".

A l'heure actuelle, néanmoins, aucune procédure de justice n'a été entamée pour nos camarades assassinés lors des évènements (Ipharès Guerrier et Francilien Exilien), ni pour les réparations dues à toutes les victimes de cette journée tragique. Bourreaux et assassins circule touojurs en toute impunité, faisant même pression sur les membres du syndicat qui se présentent au travail pour le départ de la nouvelle récolte. Enfin, le droit syndical continue à être bafoué, la compagnie Guacimal SA persistant, comme par le passé, à refuser systématiquement de rencontrer le syndicat de l'entreprise.

Batay Ouvriye profite de l'occasion pour addresser une accolade solidaire à tous ceux qui ont participé aux luttes de soutien dans ce cas particulièrement difficile, tout en leur recommandant notre mot d'ordre :

LA BATAILLE NE FAIT QUE COMMENCER!

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