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9 novembre 2005

EXACTIONS DES TROUPES D'OCCUPATION AUX USINES LARCO ET ECEM, À DROUILLARD

La semaine dernière, les forces militaires étrangères ont commis une nouvelle exaction. Des soldats jordaniens ont commencé par défoncer la barrière de la maison Larco où l’on prépare des boissons gazeuses; ils ont fait irruption dans l’usine; ils ont obligé les gens à se coucher à plat ventre, ils les ont battus et humiliés. Ils sont aussi rentrés dans l’usine ECEM, où ils ont reproduit les mêmes actes barbares. BATAY OUVRIYE ELEVE LA VOIX BIEN HAUT POUR DENONCER CE GENRE D’AGISSEMENT. Mais nous devons encore préciser deux choses :

- Ce genre de comportement fait partie d’une situation globale. A notre sens, ces forces d’occupation n’ont pas le droit de jouer avec les mots et nous dire que nous jouissons d’une « souveraineté limitée » avec bien d’autres non-sens afin de masquer la réalité. Leur conduite traduit exactement ce qu’ils sont, une force étrangère, une force d’occupation sous la bannière de l’ONU. Ils ont responsables de tout ce qui se passe, avec un gouvernement fantoche et un Conseil Electoral Provisoire (CEP) croupion. Ils font toutes sortes d’exactions comme ils veulent et quand ils en ont envie. Ils n’ont aucun compte à rendre à quiconque. NOUS DENONÇONS LEURS ACTIONS AINSI QUE L’OCCUPATION DEGUISÉE DONT LE MASQUE S’EFFRITE UN PEU PLUS CHAQUE JOUR.

- Dénoncer est une chose, se mobiliser pour y faire face est une autre, avec tactique et ligne stratégique correctes, encore une autre. Déjà des forces se dressent pour dénoncer. Toutefois, le moment de la dénonciation doit être dépassé afin qu’une mobilisation générale puisse forcer les occupants à vider les lieux. Là encore, il faut clairement comprendre que si nous en sommes là, si nous nous trouvons dans cette situation, les véritables responsables sont les classes dominantes dans leur faillite totale. Les vrais responsables sont les éternels politiciens pourris qui n’ont aucun problème avec l’occupation et qui nous ont placés dans cette situation. Ce n’est un hasard si les politiciens n’ont aucun programme. Ce n’est un hasard s’ils sont presque tous prêts à appliquer les accords du CCI. Finalement, ce n’est par hasard qu’ils n’ont aucun désir de « retrouver la souveraineté nationale», comme ils le disent dans certains élans démagogiques.

En ce jour, il convient d’examiner clairement la situation, de voir clairement qui sont nos ennemis, afin de définir nettement les luttes que nous devrons mener.

Pour revenir à ces actes, dans le cadre de leur logique propre, les occupants devraient dédommager toutes les victimes, tous ceux qu’ils ont abusés. Les deux usines sont responsables des ouvriers pendant qu’ils sont à leur poste de travail ; elles doivent donc les dédommager aussi. Mais nous tenons à le répéter, l’occupant devrait dédommager les entreprises. Toutefois : L’OCCUPATION, C’EST L’OCCUPATION ! Ils ne feront rien de la sorte, bien au contraire.

Selon nous, dans notre propre sens logique, il faut aller plus loin que la demande de dédommagements. Nous devons nous engager dans la pratique de flanquer les occupants à la porte ; c’est la seule façon de leur ôter l’initiative totale, de leur retirer le droit de jouer avec nous comme il leur plaît, de faire ce qu’ils veulent avec le pays afin d’arriver tout doucement à une nouvelle forme d’occupation masquée, la tutelle.

Camarades ouvriers de LARCO et ECEM, Batay Ouvriye vous est solidaire. Tandis que nous renforçons les comités des deux usines et oeuvrons à un niveau supérieur d’organisation, nous devons travailler rapidement pour mettre en place une coordination étroite avec les ouvriers des autres usines et lancer notre bataille tout en marchant sur nos deux jambes :

- Bataille dans les deux usines, bataille contre les bourgeois rapaces, bataille contre l’exploitation.

- Construction du camp du peuple, bataille contre les occupants, bataille contre l’occupation.

A BAS LES ELECTIONS BIDON ! A BAS L’EXPLOITATION ! A BAS L’OCCUPATION !

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